Vendredi 30 octobre 2026 · N° 14
À l'instant

L'essentiel Justice ·

Attaque raciste dans les Yvelines : l'auteur présumé mis en examen et placé en détention

Le tireur de Trappes et La Verrière a été mis en examen jeudi par un juge antiterroriste pour assassinat et tentatives d'assassinat en lien avec une entreprise terroriste, avec circonstance aggravante de racisme.

Par la rédaction de Temps de France

Photo d'illustration (2018) : la gare de Trappes, dans les Yvelines.
Photo : Skililipappa · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

L'homme soupçonné d'avoir tué un Français de 26 ans, d'origine congolaise, et blessé sept autres personnes à Trappes et La Verrière (Yvelines) le vendredi 23 octobre a été mis en examen à Paris jeudi 29 octobre, selon deux dépêches de l'AFP reprises par Orange et Boursorama. Il est poursuivi pour assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante d'un mobile lié à la prétendue race, l'ethnie, la nation ou la religion des victimes, a précisé le parquet national antiterroriste (Pnat). Conformément aux réquisitions, un juge des libertés et de la détention, après une audience à huis clos, l'a placé en détention provisoire. Ses avocats ont annoncé une information judiciaire longue. Ce texte ne nomme pas le suspect, présumé innocent à ce stade.

Ce que dit le parquet

Lors d'une conférence de presse jeudi matin, le procureur antiterroriste Olivier Christen a indiqué que l'homme a reconnu avoir spécifiquement visé des personnes qu'il percevait comme musulmanes, africaines ou nord-africaines, et avoir choisi Trappes pour cette raison. Il conteste en revanche toute intention terroriste et juge ses actes légitimes, d'après l'AFP. Le magistrat décrit une préparation importante : des achats de pièces d'arme, d'un brassard de police et de menottes en septembre.

Perquisition et antécédents

Le domicile du suspect, à Plaisir, a été perquisitionné. Les enquêteurs y ont trouvé des éléments d'armes, un chargeur, un poing américain, une baïonnette, un silencieux, ainsi que des autocollants aux slogans politiques, un exemplaire de « Mein Kampf », un Coran et une Bible. Selon Boursorama, le domicile était piégé. L'homme a quatre condamnations, la dernière datant de 2012. Les analyses toxicologiques ont révélé du cannabis et de la cocaïne. Un médecin cité par le parquet estime que la schizophrénie dont il se réclame relève davantage de sa propre interprétation que d'une conclusion médicale.

Rassemblements contre le racisme

Des manifestants se sont réunis le 28 octobre à Saint-Denis pour dénoncer le racisme et les discours de haine, selon l'AFP. D'après Orange, un rassemblement était prévu vendredi soir à Trappes, avec plusieurs milliers de personnes attendues.

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.