Vendredi 6 novembre 2026 · N° 21 Paris : 15 centimes — Départements et gares : 20 centimes
À l'instant

L'essentiel Sécurité ·

Villeurbanne : le préfet du Rhône interdit la conférence du député Raphaël Arnault

Le préfet invoque le risque d'affrontements entre groupes radicaux. L'avocate du député LFI annonce un recours en référé, dont l'issue n'était pas connue à la rédaction de cet article.

Par la rédaction de La France

Photo d'archives (2017) : l'hôtel de ville de Villeurbanne, dans le Rhône.
Photo : Pemberlaid · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, a interdit par arrêté, le 5 novembre, la rencontre que le député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault devait tenir le vendredi 6 novembre à Villeurbanne autour de son livre « Antifasciste », selon Lyon Mag et Yahoo Actualités (reprise du HuffPost). L'arrêté proscrit aussi des rassemblements aux abords du lieu, un bar de la ville.

Une salle annulée, puis une interdiction

La conférence était d'abord prévue jeudi dans une salle de la mairie du 8e arrondissement de Lyon. La mairie d'arrondissement a annulé la réservation en invoquant des risques pour la sécurité, le jour de la manifestation contre la vie chère, d'après Lyon Capitale. La France insoumise accuse la municipalité d'avoir cédé à l'extrême droite ; cette accusation est celle du parti et n'est pas démontrée. Raphaël Arnault et la députée LFI du Rhône Anaïs Belouassa-Cherifi avaient annoncé maintenir l'événement à Villeurbanne.

Selon l'arrêté tel que le rapportent Lyon Mag et le HuffPost, la préfecture avait mis en demeure le maire de Villeurbanne, un élu socialiste, d'interdire la conférence. Faute de suite, le préfet s'est substitué à lui. Deux rassemblements étaient annoncés à proximité : l'un déclaré hors délai par Yvan Benedetti, l'autre appelé par un groupuscule d'ultradroite sur les réseaux sociaux.

Le précédent du 12 février invoqué

Le préfet motive sa décision par le risque d'« affrontements entre des groupuscules radicaux » et rappelle les événements du 12 février 2026 à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan, qui ont conduit à la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite radicale. L'arrêté estime que la configuration annoncée à Villeurbanne, une réunion publique avec un élu LFI et une mobilisation hostile de l'ultradroite, « reproduit » celle de ces faits.

Quatorze personnes ont été mises en examen pour meurtre ou complicité dans cette affaire, dont un attaché parlementaire de Raphaël Arnault, selon Lyon Capitale et Lyon Mag. Une mise en examen n'est pas une condamnation. Le député lui-même a été entendu en audition libre le 29 octobre par la sous-direction antiterroriste, d'après Lyon Mag ; les sources consultées ne mentionnent à ce stade aucune mise en cause de sa part.

Réactions

La famille de Quentin Deranque, par la voix de son avocat Me Fabien Rajon, avait regretté que « la dignité et la décence » n'aient pas conduit le député à tenir sa réunion hors de l'agglomération lyonnaise, tout en disant respecter la présomption d'innocence. L'avocate de Raphaël Arnault, Me Chirinne Ardakani, annonce un recours en référé devant le tribunal administratif, qualifiant l'interdiction de « gravement illégale » et d'atteinte à la liberté de réunion. Ce recours n'était pas tranché à la rédaction de cet article.

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.