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Grève du 5 novembre : des chiffres très écartés et une conférence sociale lundi à Matignon
Après une journée de mobilisation sur les salaires, le gouvernement revendique près de 600 000 manifestants et la CGT 1,6 million. Sébastien Lecornu a convoqué lundi syndicats et patronat. Cet article est rédigé le 6 novembre, avant la tenue de la conférence.
Par la rédaction de La France

La journée de grève et de manifestations du 5 novembre sur les salaires et le pouvoir d'achat s'est soldée par un très net écart de comptage. Selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur, repris par LCP et la dépêche Belga, près de 600 000 personnes ont défilé à 17 heures. Un décompte rapporté ensuite par l'AFP fait état de 575 000 manifestants, dont 65 000 à Paris, dans 193 cortèges. La CGT, elle, revendique près de 1,6 million de manifestants, dont 350 000 dans la capitale, sans vérification indépendante.
Une mobilisation en hausse selon le ministère
Toujours d'après l'AFP, le ministère donne des points de comparaison pour les précédents samedis de mobilisation contre la vie chère : 320 000 personnes le 31 octobre, 410 000 le 24 octobre et 550 000 le 17 octobre. Les syndicats avaient avancé 500 000 pour le 31 octobre et 800 000 pour le 17. Le mouvement a été rejoint par des lycéens et étudiants, mobilisés depuis la mi-septembre, ainsi que par des gilets jaunes, précise Belga.
Des incidents, un bilan encore provisoire
Le ministère de l'Intérieur a fait état à 18 heures de 448 interpellations, de 53 membres des forces de l'ordre blessés et de 86 interventions pour des incendies, un bilan présenté comme provisoire. À Lyon, la préfecture du Rhône a recensé 40 blessés, dont 34 membres des forces de l'ordre, et 24 interpellations, selon Entrevue. À Strasbourg, un mannequin de CRS a été brûlé ; le préfet a saisi la justice à la demande du ministre, d'après l'AFP. À Toulouse, des jeunes encagoulés ont tiré des mortiers sur un lycée de Tournefeuille, provoquant des incendies, rapporte L'Express via Orange.
La réponse de Matignon
Dans la soirée, Matignon a annoncé une « conférence sociale » lundi 9 novembre avec les organisations syndicales et patronales, afin d'« apporter des réponses aux questions de pouvoir d'achat et de salaires », selon son communiqué cité par Europe 1 et l'AFP. Le Premier ministre a demandé au ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, de finaliser d'ici dimanche ses concertations. Le ministre des Comptes publics, David Amiel, poursuit ses échanges avec les représentants des agents de la fonction publique.
Les syndicats arrivent avec des demandes chiffrées. La CFDT réclame 100 euros net de plus sur le Smic ; la CGT, une hausse de 10 % et l'indexation de tous les salaires sur les prix. Marylise Léon (CFDT) attend « un véritable geste significatif ». Sur le Smic, Jean-Pierre Farandou avait jugé la question « pas tabou », tout en appelant à la vigilance sur l'emploi, selon Europe 1.
Entrevue, qui cite Le Parisien, affirme que le gouvernement aurait déjà arrêté le principe d'un coup de pouce supplémentaire au Smic, sans en préciser le montant. Matignon n'a confirmé officiellement que la réunion et son objectif : l'information reste donc à ce stade non établie.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.