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Violences du 17 octobre : ce que Macron a dit, et ce qu'il n'a pas annoncé

Au lendemain d'une journée de manifestations contre la vie chère dégénérée en pillages et en attaques de bâtiments publics, le chef de l'État s'est adressé aux Français dimanche soir. Il promet la fermeté et confie à Sébastien Lecornu une série de réunions, sans annonce concrète sur le pouvoir d'achat.

Par la rédaction de Temps de France

Façade du palais de l'Élysée à Paris, photo d'archives (2019)
Photo : Leynadmar · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Dimanche 18 octobre, Emmanuel Macron a pris la parole après les violences qui ont accompagné, la veille, la mobilisation contre la vie chère. Selon le compte rendu de La DH, il avait réuni dès 18 h 30 le Premier ministre et les ministres concernés à l'Élysée. Le président a dit ressentir « de la colère, de la honte » et jugé « insupportable » de voir les rues des villes saccagées.

Un message de fermeté

Le chef de l'État a promis que ceux qui ont détruit ou pillé devront en répondre et a affirmé que l'écoute et le dialogue ne valent pas impunité. Il attribue les violences à des groupuscules d'ultragauche, rejoints selon lui par de nombreux délinquants, et distingue ces auteurs des manifestants aux revendications légitimes. Il a demandé un suivi judiciaire exemplaire et annoncé que les préfets prendraient dans les jours à venir les décisions nécessaires pour protéger les villes, y compris l'interdiction de certains rassemblements. Une cellule de soutien aux victimes doit être mise en place dès lundi.

Lecornu chargé de réunir partis et syndicats

Sébastien Lecornu doit réunir « dans les prochains jours » les partis politiques afin qu'ils condamnent les violences, puis syndicats, organisations étudiantes, collectivités et parlementaires pour travailler aux réponses sociales. Emmanuel Macron souhaite que le débat se tienne avec les partis « et non pas dans la rue », à six mois du premier tour de la présidentielle. Il a par ailleurs demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de tirer toutes les leçons du dispositif de maintien de l'ordre, et promis de la transparence sur la stratégie employée samedi. Il maintient son déplacement de trois jours au Moyen-Orient.

Un bilan lourd, des réactions vives

D'après les chiffres du ministère de l'Intérieur rapportés par La DH, 2 397 personnes ont été interpellées en France et 997 policiers et gendarmes ont été blessés, dont sept gravement ; la préfecture de police de Paris compte 855 interpellations samedi dans la capitale. À Limoges, la mairie a été incendiée, a rappelé Europe 1.

L'opposition n'a pas ménagé le président. Bruno Retailleau (LR) lui demande de décréter l'état d'urgence « sans délai ». Marine Le Pen (RN) évoque une crise profonde de confiance et d'autorité. Jean-Luc Mélenchon (LFI) l'appelle à répondre aux revendications plutôt qu'à miser sur le pourrissement, et Édouard Philippe attend des réponses sur le renseignement et le dispositif policier. Plusieurs responsables réclament la démission de Laurent Nuñez. Selon La DH, aucune annonce concrète sur la vie chère ou les services publics n'a été faite.

Cet article a été rédigé lundi 19 octobre : les consultations de Matignon n'ont pas encore eu lieu et l'issue des décisions préfectorales n'est pas connue.

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.