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Attentat de Trappes : la minute de silence à l'Assemblée tourne à l'affrontement, le RN annonce poursuivre Le Monde
Mardi, les questions au gouvernement ont opposé la gauche, le gouvernement et le RN sur les suites de l'attaque du 23 octobre. Le RN a par ailleurs annoncé une plainte en diffamation contre Le Monde.
Par la rédaction de Temps de France

L'Assemblée nationale a observé mardi 27 octobre une minute de silence en hommage aux victimes de l'attaque survenue le 23 octobre à Trappes et La Verrière (Yvelines), qui a fait un mort et cinq blessés, selon Europe 1. Les questions au gouvernement qui ont suivi ont rapidement tourné à l'échange d'accusations.
Des échanges très tendus dans l'hémicycle
La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a déclaré, d'après LCP : « Le racisme tue, la haine de l'autre tue. » Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a qualifié l'attaque d'« attentat terroriste raciste » et dénoncé une ambiance « particulièrement nauséabonde ». Il a accusé La France insoumise de « faire le jeu de l'extrême droite », selon LCP ; Europe 1 rapporte la même formule à l'adresse des élus de gauche qui avaient quitté la salle. Il a aussi annoncé que le gouvernement inscrirait rapidement un projet de loi sur la cohésion républicaine et la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
Du côté de la gauche, l'écologiste Cyrielle Chatelain a reproché à des responsables du RN de continuer à parler de Trappes comme d'un « foyer djihadiste ». La socialiste Dieynaba Diop et l'insoumise Nadège Abomangoli ont pour leur part mis en cause certains discours médiatiques. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que les services de renseignement suivaient l'ultradroite.
Le président du groupe RN, Sébastien Chenu, a évoqué une « épouvantable tuerie terroriste sur fond de motivations racistes » et dénoncé de « minables récupérations politicardes ». Plusieurs élus de gauche, socialistes et écologistes notamment, ont quitté l'hémicycle pendant son intervention, ce que M. Lecornu a qualifié de « désertion du débat », d'après Europe 1.
Le RN annonce une plainte contre Le Monde
Le même jour, le RN a annoncé engager une action en diffamation contre Le Monde, selon LCP. Le parti reproche au quotidien d'avoir publié une information qu'il juge infondée : la présence de tracts de campagne du RN dans le véhicule du suspect, d'après une source proche de l'enquête citée par le journal, et reprise par d'autres médias. Lors d'un point presse lundi, le procureur antiterroriste Olivier Christen a indiqué qu'aucun tract d'un parti politique n'avait été retrouvé dans le véhicule. Le Monde a modifié son article après cette déclaration ; le journal n'avait pas, dans les sources consultées, réagi publiquement à l'annonce de la plainte.
L'enquête est conduite par le parquet national antiterroriste. Le mobile exact et le profil du suspect relèvent de l'instruction, et les sources consultées ne livrent pas d'éléments plus précis.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.