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Expulsions d'Afghans : Laurent Nuñez confirme des discussions techniques avec les talibans

Le ministre de l'Intérieur a confirmé que Paris échange avec les autorités talibanes pour faciliter le renvoi d'Afghans en situation irrégulière jugés dangereux. Des ONG et une députée écologiste dénoncent une normalisation du régime.

Par la rédaction de La France

Hôtel de Beauvau, siège du ministère de l'Intérieur, photo d'archives (2010)
Photo : Croquant · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

La France a engagé des discussions « techniques » avec les talibans pour faciliter le renvoi d'Afghans en situation irrégulière représentant une menace, avait révélé l'AFP le 7 octobre, en citant une source diplomatique et une source informée. Selon un relais d'un article de 20 Minutes daté du 3 novembre, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a confirmé ces échanges devant l'Assemblée nationale. La source consultée ne précise pas la date exacte de cette intervention.

Ce que dit le gouvernement

D'après cette source, le ministre estime que certaines des personnes concernées peuvent représenter une menace pour la sécurité intérieure et fait de la capacité opérationnelle à les reconduire une priorité. Il rappelle que l'Allemagne mène déjà ce type de discussions. Une source diplomatique citée par l'AFP assure que ce dialogue ne remet pas en cause la position française : Paris n'a plus de relations diplomatiques avec les talibans depuis août 2021 et son ambassade à Kaboul reste fermée.

L'AFP précise que la France fait partie d'une vingtaine de pays de l'Union européenne favorables à une accélération des renvois, notamment de personnes condamnées pour trafics ou violences. Une source proche du dossier évoque « des centaines » de personnes potentiellement visées, mais aucun chiffre officiel n'a été donné et les modalités concrètes sont, selon l'agence, en cours d'étude. Le Quai d'Orsay n'a pas répondu à la question de l'AFP sur une éventuelle venue de représentants talibans en France.

Un contexte européen

Le 31 août, l'Allemagne a autorisé l'entrée de représentants talibans pour des questions techniques liées aux expulsions, en précisant qu'ils n'étaient pas des diplomates accrédités. En juin, une réunion à Bruxelles entre responsables européens et émissaires talibans avait suscité des critiques d'ONG et d'élus de gauche. Selon l'AFP, citant l'Ofii, plus de 100 000 Afghans étaient présents en France en 2024.

Les critiques

Human Rights Watch a demandé le 13 octobre à la France de suspendre tout projet d'expulsion, jugeant qu'il expose les personnes renvoyées à des risques de persécution et de torture. L'organisation relève que les autorités françaises n'ont donné aucune garantie sur la protection des personnes les plus exposées, en particulier les femmes. D'après la source relayant 20 Minutes, la députée écologiste Léa Balage y voit le début d'une normalisation avec le régime et dénonce un « apartheid de genre ».

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.