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Présidentielle 2027 : David Lisnard, candidat solitaire qui veut s'imposer à droite
Parti des Républicains au printemps, le maire de Cannes progresse dans quelques sondages. Il devance pour la première fois Bruno Retailleau dans une enquête Ifop, mais reste peu testé.
Par la rédaction de Temps de France

Le maire de Cannes David Lisnard, également président de l'Association des maires de France, tente de s'installer dans la campagne présidentielle de 2027 en dehors des appareils. Selon une dépêche de l'AFP du 14 octobre, une enquête Ifop-Fiducial pour LCI et Sud Radio lui attribue 6 % des intentions de vote, contre 5 % pour Bruno Retailleau : c'est la première fois qu'il devance le président des Républicains dans un sondage.
Un départ de LR en mars
Europe 1 rapporte qu'il a formellement quitté Les Républicains le 31 mars 2026, après un entretien avec Bruno Retailleau au Sénat. Il visait dans sa lettre la présence de ministres LR dans le gouvernement de Sébastien Lecornu. Une semaine plus tôt, il avait quitté le bureau politique du parti, qui avait retenu un mode de désignation du candidat écartant sa proposition de primaire ouverte, ce qu'il avait qualifié de « vote truqué ». Il dit vouloir se présenter si aucune primaire n'est organisée. Chez LR, on parle d'une « échappée » dont il pourrait revenir ; Éric Ciotti l'a invité à le rejoindre.
Un profil libéral et « anti-système »
Il dirige le parti Nouvelle Énergie, qui revendique 55 000 adhérents, un chiffre fourni par ses soutiens et non vérifié. Il se présente comme libéral et anti-système, critique le « parisianisme » et l'« entre-soi », et défend notamment la retraite par capitalisation et la dérégulation. Il reste favorable à une primaire de la droite et du centre.
Où il en est dans l'opinion
Dans le baromètre Ipsos-BVA-Cesi pour La Tribune Dimanche, 16 % des sondés se disent satisfaits à l'idée de le voir arriver à l'Élysée, soit 4 points de plus en un mois. Il se situe devant ou à égalité avec Bruno Retailleau et Gabriel Attal (17 %), mais derrière Édouard Philippe (20 %), Marine Le Pen (32 %) et Jordan Bardella (33 %). Son principal obstacle, relève l'AFP, est d'être rarement testé dans les enquêtes, ce qu'il attribue à son positionnement hors système, et de convaincre au-delà des réseaux sociaux : il a réuni environ un millier de personnes fin septembre en Alsace.
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