Samedi 24 octobre 2026 · N° 8
À l'instant

L'essentiel Budget & fiscalité ·

Moody's maintient la note de la France à Aa3, mais garde une perspective négative

L'agence de notation a épargné à la France une dégradation que beaucoup d'analystes attendaient, vendredi 23 octobre. Le gouvernement s'en félicite ; la perspective négative demeure.

Par la rédaction de Temps de France

Le ministère de l'Économie et des Finances à Bercy, à Paris (photo d'archives).
Photo : Dinkum · CC0 · Wikimedia Commons

Vendredi 23 octobre, l'agence Moody's a conservé la note souveraine de la France à Aa3, en l'assortissant d'une perspective négative, selon les comptes rendus de presse publiés dans la foulée. D'après Le Singulier, la plupart des analystes attendaient un passage à A1, c'est-à-dire un cran de moins.

Un maintien sous conditions

Toujours d'après Le Singulier, l'agence fonde ce maintien sur deux hypothèses : l'adoption d'un budget qui réduise le déficit en 2027, et un reflux, dans les prochains mois, des coûts de financement et des tensions sociales. La décision n'est donc pas un satisfecit : elle repose sur un scénario qui dépend de choix politiques encore à faire. La perspective négative signale qu'une baisse de la note reste possible à moyen terme.

Pour mémoire, Moody's avait déjà confirmé Aa3 avec une perspective négative en avril, après avoir placé la France sous perspective négative à la fin octobre 2025. Selon Selectra, les agences S&P et Fitch notent pour leur part la France A+, soit un cran sous Moody's.

Les réactions du gouvernement

Sur le réseau X, le Premier ministre Sébastien Lecornu a salué une annonce qui, selon lui, « déjoue les pronostics déclinistes » de nombreux experts. Il a fixé l'objectif d'un budget voté d'ici la fin de l'année, avec une cible de déficit de 5 %. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, y voit la reconnaissance de la solidité de l'économie française et de la crédibilité du projet de loi de finances pour 2027, d'après Le Singulier.

Les chiffres en toile de fond

Le projet de loi de finances prévoit un déficit public de 5,4 % du produit intérieur brut en 2026, puis de 5,0 % en 2027. La dette atteindrait 119,3 % du PIB en 2026 et 121,7 % en 2027. Le texte doit encore franchir l'obstacle d'une Assemblée nationale sans majorité depuis 2024, et le même média relève que les coûts d'emprunt français dépassent déjà ceux de l'Italie.

Les sources consultées ne précisent pas la date de la prochaine revue de Moody's ni celles de S&P et Fitch.

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.