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Violences du 17 octobre : à Marseille, la préfecture et le maire se contredisent sur les chiffres
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône évoque plus de 30 000 pillards au plus fort des troubles de samedi ; le maire Benoît Payan juge ce chiffre fantaisiste et réclame la chronologie des ordres donnés. Laurent Nuñez est attendu sur place lundi.
Par la rédaction de Temps de France

Le bilan des violences du 17 octobre se discute désormais chiffre contre chiffre. À Marseille, les données de la préfecture de police et l'analyse du maire divergent nettement, rapporte Europe 1.
Les chiffres de la préfecture
Selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, plus de 30 000 « pilleurs » ont été dénombrés samedi au plus fort des troubles, dont 8 000 « émeutiers ». Le bilan fait état de 99 gardes à vue directement liées aux émeutes et de 118 blessés parmi les forces de l'ordre. Le nombre de commerces vandalisés ou pillés n'était pas encore établi. Toujours selon Europe 1, des individus sont entrés dans la mairie et ont attaqué le commissariat central de la police municipale.
Le maire doute et demande des comptes
Dimanche soir, Benoît Payan a estimé que les casseurs étaient « plutôt restés tranquilles » dans sa ville, tout en jugeant les forces de l'ordre « complètement dépassées » et en dénonçant un manque d'effectifs. Il met en doute le chiffre de 30 000 casseurs, qu'il qualifie de farfelu. Il dit détenir des vidéos des faits, qu'il ne peut diffuser mais qu'il remettrait à une éventuelle commission d'enquête parlementaire, réclame la chronologie heure par heure des ordres donnés aux forces de l'ordre et souhaite que l'État indemnise les commerçants.
Un enjeu national
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, doit se rendre à Marseille lundi 19 octobre ; le maire dit vouloir lui demander « la vérité ». Au niveau national, le ministère de l'Intérieur dénombre 2 397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés, d'après La DH. Emmanuel Macron lui a demandé dimanche de tirer toutes les leçons du dispositif de samedi, et plusieurs responsables politiques réclament sa démission.
Le secrétaire général des Républicains, Othman Nasrou, y voit pour sa part le signe d'un manque de courage politique : selon lui, quand la main de l'État tremble, certains se sentent impunis. Les écarts entre chiffres officiels et appréciations locales ne sont pas expliqués à ce stade ; aucune des sources consultées ne précise la méthode de comptage des 30 000 personnes.
Article rédigé avant la visite de Laurent Nuñez à Marseille : ses déclarations et les éventuelles précisions de la préfecture ne sont pas connues.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.