Mardi 27 octobre 2026 · N° 11
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Mobilisation lycéenne : Parcoursup remplacé en 2028, 836 suppressions de postes annulées

Après un mois de mobilisation des lycéens, les ministres Édouard Geffray et Philippe Baptiste ont présenté lundi 26 octobre une première série de mesures. Les organisations lycéennes les jugent « très claires » mais maintiennent des appels à manifester les 31 octobre et 5 novembre.

Par la rédaction de Temps de France

Photo d'archives (2014) : façade du lycée Condorcet, à Paris (photo d'illustration).
Photo : Philippe Alès · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

Le gouvernement a détaillé lundi 26 octobre ses premières réponses à la mobilisation lycéenne, qui réclame notamment la suppression de Parcoursup, selon LCP. Les annonces ont été faites par le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, et celui de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, après une réunion avec les organisations lycéennes et étudiantes.

Parcoursup transformé, puis remplacé

La plateforme est conservée pour la prochaine campagne, avec une interface plus claire, et un « nouvel outil » doit la remplacer en 2028, ont indiqué les ministres. Dès la rentrée 2027, elle doit afficher des informations plus lisibles dès la seconde ainsi que de courtes vidéos de présentation des formations. Les filières devront justifier l'exigence d'une lettre de motivation, les candidats refusés auront un « droit à l'explication » et les traitements automatisés utilisés seront rendus publics. La mention du lycée d'origine pourrait disparaître en 2028. Certains paramètres ne pouvant être modifiés que par la loi, le gouvernement entend s'appuyer sur le débat prévu mercredi à l'Assemblée nationale, d'après LCP.

Postes, classes et bourses

Les 836 suppressions de postes prévues dans le second degré public pour l'an prochain seront annulées par un amendement du gouvernement au projet de budget, et 500 postes d'enseignants supplémentaires seront créés, a annoncé Édouard Geffray. Les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves à partir de la rentrée 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, puis dans tous les lycées en 2028. Les bourses seront indexées sur l'inflation, pour 37 millions d'euros dès l'année universitaire 2027 selon LCP ; l'agence Anadolu parle d'une mise en œuvre progressive dès cette année.

Bâtiments, bac et enseignement supérieur

Le gouvernement ouvre 4 milliards d'euros de lignes de crédit à taux bonifié pour que régions et départements rénovent collèges et lycées, en plus de 1,5 milliard déjà engagé pour les lycées, et débloquera un milliard d'euros d'ici 2029 pour les campus. Une revue du rôle du contrôle continu au baccalauréat doit s'ouvrir dès mardi ; elle doit aboutir à des changements pour la prochaine rentrée selon LCP, et début 2027 selon Anadolu. Enfin, 15 000 places supplémentaires seront ouvertes dans le supérieur en 2027 et 2028, surtout en Île-de-France, pour les bacheliers technologiques et professionnels (IUT, BTS).

Des réactions partagées

Louis Letoublon, vice-président des Lycéens !, a estimé que tout n'était pas obtenu et que le mouvement irait « jusqu'au bout », selon LCP, tandis que Nathanaël Combary (Renouveau lycéen) a salué des annonces qui « vont dans notre sens » en attendant des résultats concrets. L'Union étudiante juge les mesures insuffisantes ou floues : elle affirme qu'au moins 250 000 places manquent dans le supérieur, veut la fin de toute sélection et appelle à manifester samedi, rapporte Anadolu. Aucun chiffrage global du coût des mesures n'est donné dans les sources consultées.

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.