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Limoges : après l'incendie de l'hôtel de ville, le maire réclame un « plan spécial » à l'État
Guillaume Guérin chiffre les dégâts à plusieurs dizaines de millions d'euros et menace de rendre son écharpe. Lundi, des élus se sont rassemblés devant les mairies de France à l'appel de l'AMF.
Par la rédaction de Temps de France

L'hôtel de ville de Limoges a été incendié samedi 17 octobre, à la fin d'une manifestation qui s'était d'abord déroulée sans incident, par des individus cagoulés, rapporte L'Express. Le maire de la ville, Guillaume Guérin (LR), évalue les dégâts à « plusieurs dizaines de millions d'euros ». Les émeutiers ont pénétré dans le bâtiment et menacé agents et élus ; l'Association des maires de France (AMF) évoque des agents menacés de mort.
« On a été abandonnés par l'État »
Exprimant son « immense tristesse » et sa « profonde colère », l'élu a lancé : « On a été abandonnés par l'État ». Il menace de rendre son écharpe si l'État ne lui garantit pas par écrit un « plan spécial » de reconstruction, qu'il compare à celui mis en place pour Notre-Dame de Paris, selon L'Express. D'après lui, 500 à 600 militants d'ultragauche se seraient mêlés aux quelque 5 000 manifestants, et les forces de l'ordre, d'abord en mesure de contenir les casseurs, auraient été débordées à mesure qu'elles épuisaient leurs munitions. Ces éléments relèvent du récit du maire et n'ont pas été confirmés par une source officielle à ce stade.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu'il se rendrait à Limoges et a promis une aide budgétaire directe pour la reconstruction, toujours selon L'Express. La date de cette visite et le montant de l'aide ne sont pas connus.
Les maires de France mobilisés
Dans une déclaration publiée dimanche, l'AMF juge que les violences du 17 octobre étaient préméditées, le fait d'auteurs organisés et déterminés, et parle d'un seuil inacceptable. Elle a appelé les maires et les conseils municipaux à se rassembler lundi 19 octobre à partir de midi devant les mairies, avec les forces vives locales. Elle demande à l'État de revoir la doctrine d'intervention des forces de l'ordre, de mieux exploiter le renseignement et de sanctionner les auteurs à la hauteur des faits.
L'appel a été suivi dans de nombreuses communes. En Charente-Maritime, élus et habitants se sont retrouvés devant les mairies, rapporte L'Hebdo de Charente-Maritime : le président de l'association départementale des maires, Alexandre Grenot, a déclaré que « toucher à une mairie, c'est toucher à un symbole de notre démocratie locale ». Le maire de Limoges, cité par la même association, a décrit l'hôtel de ville comme « la maison commune ». Le nombre total de rassemblements en France n'est pas connu.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.