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Présidentielle : à Orléans, Marine Le Pen promet une « renaissance » et un gouvernement d'union nationale
Devant environ 8 500 militants, la candidate du RN a tenu dimanche son premier grand meeting de campagne, sous forte protection policière. Elle a évité les attaques frontales et réaffirmé que Jordan Bardella serait son Premier ministre.
Par la rédaction de Temps de France

Marine Le Pen a prononcé dimanche 25 octobre, à l'Arena d'Orléans, son premier grand meeting de campagne pour la présidentielle de 2027, au lendemain de la réélection de Jordan Bardella à la présidence du Rassemblement national. Environ 8 500 personnes étaient présentes, selon Public Sénat comme selon l'AFP.
Un discours sans annonce majeure
Selon l'AFP, la candidate a placé son propos sous le signe d'une « renaissance », présentée comme une évolution sans bouleversement, et a évité les attaques directes comme les annonces nouvelles. Elle a assuré que « la France a de beaux jours devant elle » et que « la bataille du constat est gagnée », d'après la dépêche. Sa campagne reste centrée sur la sécurité et l'immigration.
Marine Le Pen a de nouveau plaidé pour un « gouvernement ouvert et pluraliste », qu'elle souhaite « d'Union Nationale », rapporte Public Sénat. Elle a redit que Jordan Bardella serait Premier ministre. Le même média indique que le programme de réforme des retraites de la candidate doit être présenté le 17 novembre.
Ciotti appelle les Républicains à « revenir à la maison »
Éric Ciotti, président de l'UDR et maire de Nice, a ouvert le meeting et apporté formellement son soutien à la candidate. Il a invité les élus Les Républicains à rejoindre son mouvement en leur lançant : « revenez à la maison ! », selon Public Sénat. Il a aussi posé plusieurs conditions : une loi de programmation pluriannuelle pour la sécurité et la justice, une baisse de la dépense publique, moins de normes et une réforme des retraites. Marion Maréchal assistait à la réunion comme « soutien », sans prendre la parole.
Un dispositif de sécurité important et un incident
Quelque 3 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés durant le week-end, d'après l'AFP, qui précise qu'une centaine d'antifascistes ont été empêchés de s'approcher du lieu du meeting. La veille, entre 13 000 et 26 000 personnes avaient manifesté à Orléans contre le congrès du RN, selon les estimations rapportées par Public Sénat.
Des militants de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont déployé une banderole visant Jordan Bardella, en référence aux révélations de Mediapart sur des messages antisémites qu'il aurait écrits à 17 ans, ce qu'il dément. Le service d'ordre du RN est intervenu et un journaliste de Mediapart a été sorti de la salle, selon l'AFP. Jordan Bardella a porté plainte pour diffamation et accuse des militants d'ultragauche d'avoir agressé des militants du RN ; l'UEJF annonce une plainte pour violences en réunion.
L'AFP rappelle enfin que la Cour de cassation pourrait rendre définitive la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics quelques semaines avant le premier tour, prévu le 18 avril. Les sondages la placent largement en tête au premier tour, selon la dépêche.
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