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Grève du 5 novembre : salaires, 70 000 policiers et un parcours imposé à Paris
Les syndicats appellent jeudi à une journée de grève et de manifestations pour les salaires et l'emploi, sous haute surveillance. Cet article est rédigé avant le bilan de la journée, qui n'est pas connu.
Par la rédaction de La France

Jeudi 5 novembre, la France est appelée à une journée de grève et de manifestations. L'appel a été lancé début octobre par l'intersyndicale CFDT, CGT, FO, Unsa et FSU, puis rejoint par d'autres organisations, rapporte l'AFP (Sud Radio, 2 novembre). Les revendications portent sur les salaires, les services publics, l'emploi et le partage des richesses. Cet article est écrit avant la fin de la journée : aucun bilan de la participation n'est encore disponible.
Ce que réclament les syndicats
La CFDT demande notamment une hausse de 100 euros du Smic et l'ouverture de négociations salariales dans toutes les branches, d'après l'AFP (Sud Radio, 20 octobre). La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a annoncé sur France 2 « une grande journée de convergence » avec des salariés du privé, et réclame une révision du projet de budget. Les syndicats avaient été reçus à Matignon une dizaine de jours plus tôt, sans mesure annoncée, même si une hausse du Smic a été évoquée, selon l'AFP.
Un dispositif de sécurité massif
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mercredi la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes, un dispositif « exactement le même » que celui du 31 octobre, et promis une réponse d'« une extrême fermeté » en cas de débordements, selon Europe 1 (dépêche AFP). Une note des services de renseignement du 3 novembre, révélée par RTL et citée par Sortiraparis, estime la participation entre 40 000 et 80 000 personnes à Paris et entre 500 000 et 700 000 ailleurs en France. Il s'agit d'une prévision, non d'un chiffre constaté.
À Paris, l'intersyndicale avait déposé un parcours Bastille-Concorde. La préfecture de police l'a interdit le 4 novembre et a imposé un itinéraire République-Nation, de 14 h à 19 h, selon Sortiraparis. Les syndicats contestaient cet arrêté devant le tribunal administratif ; des titres d'Europe 1 et de 20 Minutes publiés le 5 novembre indiquent que la justice a validé le parcours alternatif, sans que nous ayons pu lire le détail de ces décisions. Selon Sortiraparis, 25 stations de métro devaient fermer à partir de 11 h à la demande de la préfecture.
Transports et écoles perturbés
Une réunion de conciliation à la SNCF le 3 novembre a échoué et l'appel à la grève est maintenu, d'après Sortiraparis. Les TGV devaient être légèrement perturbés, les Intercités, TER, RER et Transilien davantage : sur le RER D, un train sur trois était annoncé. Dans l'enseignement, 17,54 % des enseignants du premier degré public étaient déclarés grévistes selon le ministère de l'Éducation, d'après des chiffres rapportés par ce même média.
Les coordinations de gilets jaunes évoquent, de leur côté, des blocages le vendredi 6 novembre et un « Acte IV » le samedi 7, selon l'AFP. Les préparatifs sont donc connus ; le déroulement réel de la journée le sera dans les prochaines heures.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.