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Gifi va demander son placement en redressement judiciaire, 6 000 salariés concernés
L'enseigne de bazar a informé ses salariés mardi par courrier. Sa direction assure que les magasins restent ouverts et que les contrats sont inchangés.
Par la rédaction de Temps de France

L'enseigne d'équipement de la maison à petits prix Gifi va solliciter son placement en redressement judiciaire. Elle l'a annoncé à ses salariés mardi 20 octobre, selon un courrier de son président du directoire, Patrick Puy, consulté par l'AFP et repris notamment par 20 Minutes et Boursorama. Le groupe emploie environ 6 000 personnes en France et compte, d'après 20 Minutes, environ 513 magasins ; son siège est à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne).
Ce que dit la direction
Dans sa lettre, Patrick Puy explique que « le marché s'est nettement dégradé au cours de l'été » et que Gifi « n'a pas été épargnée ». Le dirigeant, récemment nommé à la présidence du directoire, doit maintenant engager les démarches auprès du tribunal compétent. Il écrit que cette procédure n'entraînera, « par elle-même, aucune conséquence immédiate sur l'emploi », qu'aucun nouveau plan de sauvegarde de l'emploi n'est engagé « à ce stade » et que les magasins restent ouverts, avec des contrats de travail inchangés.
Une entreprise déjà fragilisée
L'AFP évoque une « valse des dirigeants » et de graves difficultés. Ce n'est pas la première alerte : début 2025, le Journal de l'Économie, citant La Lettre, rapportait que les créanciers avaient accepté d'effacer 470 millions d'euros de dettes, avec un plan de relance du fondateur Philippe Ginestet conditionné à une injection de 270 millions d'euros. Le même article attribuait une partie des pertes à l'intégration d'un nouveau système informatique à l'été 2023, qui avait paralysé les outils de gestion et brouillé la visibilité sur les stocks, et indiquait que les représentants du personnel redoutaient déjà un redressement judiciaire.
Les inconnues
Les sources consultées ne donnent ni le montant actuel des dettes, ni la date de dépôt de la demande, ni le calendrier de l'audience. Le tribunal décidera de l'ouverture éventuelle d'une période d'observation, au cours de laquelle l'entreprise poursuit son activité sous le contrôle de la procédure ; les salariés, eux, attendent de savoir si des fermetures de magasins ou des suppressions de postes suivront. Ces points n'étaient pas connus à la mise en ligne de cet article.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.