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Gazole : la baisse promise par le gouvernement doit arriver à la pompe ce 1er novembre
Le gouvernement avait annoncé une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole à partir du 1er novembre, grâce à la vente de stocks stratégiques. Le premier relevé de prix reste à venir : cet article est écrit avant que le résultat ne soit connu.
Par la rédaction du Gaulois

C'est l'une des promesses les plus concrètes du gouvernement de Sébastien Lecornu face à la flambée des carburants. Annoncée à la mi-octobre après une rencontre avec les distributeurs, la baisse du gazole devait entrer en vigueur dès le 1er novembre. Les prix effectivement constatés dans les stations ce dimanche ne sont pas encore connus au moment de la rédaction de cet article.
Ce que le gouvernement a promis
Selon l'AFP, reprise par Sud Radio et Connaissance des énergies, le Premier ministre a annoncé une réduction de 12 à 18 centimes par litre, soit environ dix euros d'économie sur un plein moyen, d'après Matignon. Le mécanisme repose sur la vente à prix coûtant de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques de l'État, étalée sur trois mois, jusqu'à fin janvier 2027. Ces réserves avaient été constituées avant la guerre au Moyen-Orient, à environ 0,28 euro le litre, contre un prix de marché proche de 1,10 euro selon le gouvernement. Les volumes sont répartis entre les distributeurs selon leur part de marché de 2025, et les premières cessions étaient fixées au 28 octobre.
La mesure vise aussi le gazole non routier et le fioul domestique. Le gouvernement promet une publication hebdomadaire des volumes libérés, une baisse visible sur les factures et affichée en station, et n'exclut pas de fixer des plafonds de marge par décret si les distributeurs ne jouent pas le jeu.
Des chiffres qui ne se recoupent pas tout à fait
L'engagement de TotalEnergies est plus modeste que la fourchette gouvernementale. Selon Economie Matin, le groupe a annoncé une baisse de 8 à 12 centimes pour les particuliers ; Sud Radio, citant l'AFP, évoque environ 10 centimes. Son PDG, Patrick Pouyanné, a aussi promis 20 centimes sur le gazole non routier et 200 euros par mètre cube de fioul domestique. Economie Matin relève que l'écart entre la promesse de l'exécutif et celle du pétrolier reste à vérifier à la pompe.
Les petites stations, point de vigilance
Les stations indépendantes se réapprovisionnent moins souvent que les grands groupes. Pour leur permettre de baisser leurs prix dès le 1er novembre, l'exécutif a mis en place, le 22 octobre, un prêt pouvant aller jusqu'à 5 000 euros par station, dont l'État rembourse les intérêts, réservé aux stations rurales vendant moins de 1 200 mètres cubes par an et à celles d'Outre-mer. Le cabinet du ministre en estime 350 à 500 concernées, quand les annonces d'octobre parlaient d'environ 300 stations rurales aidées. Le contrat de prêt doit être signé au plus tard le 20 novembre.
Economie Matin souligne enfin les limites du dispositif : il est temporaire, aucune baisse de taxes n'est prévue, l'exécutif jugeant cette option incompatible avec la situation budgétaire, et aucun renouvellement n'est annoncé après janvier. Les premiers relevés de prix et les indicateurs hebdomadaires diront si la promesse est tenue.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.