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Violences du 17 octobre : la commission d'enquête de l'Assemblée n'a toujours pas démarré, le RN boycotte
Une semaine après la désignation de ses rapporteurs, l'instance voulue par Yaël Braun-Pivet reste bloquée. Une réunion mardi n'a dégagé aucun accord, selon LCP.
Par la rédaction de Temps de France

La commission d'enquête sur les violences en marge des manifestations des 17 et 18 octobre n'a toujours pas commencé ses travaux. Une réunion tenue mardi 27 octobre à l'Assemblée nationale n'a abouti à aucun accord, rapporte LCP.
Trois rapporteurs, aucun du RN
Le 21 octobre, la commission des lois, transformée en commission d'enquête et présidée par Vincent Caure (Ensemble pour la République), a désigné trois rapporteurs lors d'un vote à bulletin secret en trois tours : Agnès Firmin Le Bodo (Horizons), Roger Vicot (PS) et Pouria Amirshahi (Écologiste et social). Au dernier tour, M. Amirshahi l'a emporté par 28 voix contre 23 pour le candidat du RN, Michaël Taverne, selon des sources parlementaires citées par L'Info durable. Le président de la commission avait pourtant proposé la veille un trio couvrant la gauche, le bloc central et l'alliance RN-UDR.
Le soir même, Marine Le Pen a annoncé le boycott du RN, évoquant une « mascarade » et accusant M. Caure d'avoir « renié sa parole », d'après le communiqué du groupe cité par LCP. Le RN conteste aussi l'impartialité de plusieurs des personnes désignées.
Des pistes qui divisent
Mardi, Agnès Firmin Le Bodo s'est mise « en retrait » par crainte pour la crédibilité de l'instance, selon LCP. M. Caure se dit disponible pour une issue, par exemple une nomination supplémentaire ou une mission d'information. La gauche s'oppose à la création d'un quatrième poste de rapporteur pour le RN. La présidente du groupe insoumis, Mathilde Panot, accuse le RN de « faire un caprice » ; le socialiste Romain Eskenazi attribue le blocage à la majorité sortante en rappelant que le RN n'a « perdu qu'un vote » ; pour la démocrate Perrine Goulet, sans compromis la commission est « morte ».
Aucune date d'audition n'est annoncée à ce stade, et l'issue de ces discussions n'est pas connue. Yaël Braun-Pivet, à l'origine de la commission au lendemain des violences, n'avait pas, dans les sources consultées, fait connaître sa position sur une sortie de crise.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.