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Bardella veut « baisser la contribution » de la France à l'Union européenne
Face à Philippe de Villiers vendredi soir, le président du RN a promis de réduire la participation française au budget européen et de « sortir du socialisme » économique, sans donner de montant. Une promesse déjà chiffrée en 2024, dont experts et sources rappellent la difficulté.
Par la rédaction de La France

Une baisse annoncée, sans chiffre
Invité vendredi 6 novembre au soir, face à Philippe de Villiers, Jordan Bardella a déclaré vouloir « baisser la contribution » de la France à l'Union européenne, selon Europe 1. Il a affirmé ne pas vouloir brader la souveraineté du pays et estimé qu'une France retrouvant son autonomie pourrait jouer un nouveau rôle en Europe. Il a aussi soutenu que l'essentiel des hausses de budgets de réarmement depuis le début de la guerre en Ukraine avait profité à des entreprises extra-européennes, une affirmation que les articles consultés ne documentent pas. Europe 1 ne donne ni le montant de la contribution visée, ni la réduction proposée.
« Sortir du socialisme » en économie
Dans un second compte rendu, Europe 1 rapporte que Jordan Bardella a critiqué la « mondialisation heureuse », décrit un pays « asphyxié de normes et d'impôts » et appelé à « sortir du socialisme en matière économique ». La priorité d'un gouvernement issu d'une victoire de Marine Le Pen serait, selon lui, de relancer l'économie en allégeant la paperasse administrative. Europe 1 rappelle au passage que la dette française dépasserait 3 500 milliards d'euros. Sa formule : « Une nation qui dépend des autres est une nation finie ».
Une promesse ancienne, des obstacles connus
L'engagement n'est pas nouveau. En juin 2024, Jordan Bardella avait évalué à deux ou trois milliards d'euros l'économie « raisonnablement » possible, selon Public Sénat. Cet article de 2024 cite alors une contribution française de 21,6 milliards d'euros d'après la loi de finances, et un solde net de 6,5 milliards selon la Commission européenne. Ces chiffres datent de 2024 et n'ont pas été actualisés dans les sources consultées.
Les experts interrogés à l'époque soulignaient qu'une telle réduction suppose l'accord de tous les États membres (Corinne Delon-Desmoulin) et que, si un État paie moins, les autres devront payer plus (Eulalia Rubio, Institut Jacques Delors). Public Sénat notait aussi que cinq pays bénéficient déjà d'un rabais, et que la France est le premier bénéficiaire de la politique agricole commune, avec 9,5 milliards d'euros de soutiens agricoles.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.