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Manifestations du 31 octobre : le parcours Bastille-Nation autorisé par la justice, la préfecture fait appel
Le tribunal administratif de Paris a suspendu l'interdiction du parcours Bastille-Nation proposé par la CGT pour le 31 octobre. Le ministre de l'Intérieur a annoncé que la préfecture de police ferait appel. Cet article est écrit avant la journée de mobilisation, dont le bilan n'est pas connu.
Par la rédaction de Temps de France

Le bras de fer sur le tracé de la manifestation parisienne du samedi 31 octobre n'est pas réglé. D'après l'agence Anadolu, le tribunal administratif de Paris a suspendu l'arrêté préfectoral qui interdisait le parcours Bastille-Nation, proposé par la CGT. La date exacte de cette décision n'est pas précisée dans la dépêche.
Une préfecture qui ne s'incline pas
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé jeudi que la préfecture de police de Paris ferait appel. « Dans notre pays, on peut faire appel », a-t-il déclaré, selon Anadolu. L'argument avancé par les autorités est le risque de troubles à l'ordre public, en référence aux dégradations et aux pillages survenus lors de la manifestation du 17 octobre. Les sources consultées ne disent pas encore quelle juridiction examinera cet appel ni à quelle échéance elle se prononcera.
Le ministre assure par ailleurs que les cortèges déclarés seront protégés et iront « au bout », toujours selon l'agence. À Rouen et au Havre, des discussions sont en cours avec les organisateurs pour éloigner les parcours des centres-villes.
Un dispositif massif
Anadolu fait état de quinze engins lanceurs d'eau et de vingt-six blindés Centaure de la gendarmerie, avec la mobilisation de la BRI, du RAID et du GIGN, ainsi que de drones et d'hélicoptères. Laurent Nuñez justifie cet effort par des messages circulant sur les réseaux sociaux, qui appellent à des violences et à des rassemblements nocturnes à l'occasion d'Halloween.
Dès lundi, le ministre avait prévenu sur BFMTV que cette troisième journée de mobilisation serait probablement « de nouveau compliquée », rapporte LCP. Les couvre-feux locaux doivent se poursuivre.
Le précédent du 24 octobre
Pour la journée du 24 octobre, que le ministre avait jugée « maîtrisée », LCP rapporte qu'il a cité 267 policiers et gendarmes blessés, 150 manifestants blessés, dont trois « assez graves » à Toulouse, Reims et Clermont-Ferrand, et 1 435 interpellations, dont plus d'une centaine pour détention d'armes par destination. Le 17 octobre, il avait lui-même parlé d'un « gros plantage ».
Le bilan de ce samedi, de l'éventuelle décision d'appel et du déroulement des cortèges n'était pas connu au moment de la rédaction.
Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.