Vendredi 23 octobre 2026 · N° 7
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24 octobre : Macron annonce l'interdiction des manifestations non syndicales « partout où on le peut »

Au lendemain d'un Conseil de sécurité à l'Élysée, le chef de l'État a demandé qu'aucun rassemblement n'ait lieu samedi hors cortèges syndicaux. Cet article est écrit avant la journée du 24 octobre, dont le bilan n'est pas connu.

Par la rédaction de Temps de France

La place de la Bastille à Paris, point de départ du parcours syndical prévu le 24 octobre (photo d'archives, avril 2021)
Photo : Guillaume Flament · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

Emmanuel Macron a durci jeudi 22 octobre la doctrine de l'État face à la mobilisation prévue samedi 24 octobre. À l'issue d'un Conseil de sécurité tenu à l'Élysée en présence du Premier ministre, il a déclaré, selon Public Sénat : « La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir. » Cet article est rédigé avant le 24 octobre : le déroulement et le bilan de la journée ne sont pas connus à cette heure.

Seuls les cortèges syndicaux autorisés

D'après Public Sénat, le président a indiqué que les préfets proposeraient des tracés alternatifs aux cortèges des syndicats et que, partout ailleurs, les manifestations seraient interdites « partout où on le peut ». Selon Brut, il a précisé que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seraient autorisées, avec pour objectif de prévenir les violences, notamment celles de l'ultragauche.

Brut rapporte aussi que lycéens, étudiants et gilets jaunes ne pourront ni organiser de manifestation le 24 octobre ni demander de validation de parcours aux préfectures. Le chef de l'État a évoqué, à propos du 17 octobre, des « actes politiques et même séditieux » et des « défaillances d'anticipation et de renseignements », d'après Public Sénat.

Ce qui est décidé sur le terrain

À Paris, la préfecture de police et les syndicats se sont accordés sur un parcours entre la place de la Bastille et la place de la Nation, différent de celui du 17 octobre, selon Public Sénat. Le cortège déclaré par le collectif Interfac et des groupes de gilets jaunes, prévu entre la Bastille et l'Opéra, a été interdit. À Lyon, la préfecture du Rhône a annoncé l'interdiction de toutes les manifestations samedi.

Côté sécurité, Public Sénat indique que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a promis un déploiement massif et que les militaires de l'opération Sentinelle assureront une sécurisation statique. Le ministre délégué Jean-Didier Berger a évoqué une mobilisation accrue d'environ 20 % par rapport à la semaine précédente.

Des contestations

Ces mesures ne font pas l'unanimité. Le sénateur Fabien Gay a déploré que « les manifestants pacifiques ont été matraqués, nassés, gazés », selon Public Sénat. Le même média relève que le tribunal administratif de Paris a annulé, quelques minutes avant son début, l'interdiction d'une manifestation Interfac prévue le 22 octobre : les préfets restent donc exposés au contrôle du juge.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, doit par ailleurs recevoir lundi lycéens, étudiants et élus locaux pour évoquer leurs revendications, d'après Brut. Les deux sources ne détaillent pas le nombre de manifestants attendus samedi.

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.