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Mobilisation du 17 octobre : 1 200 interpellations et 150 policiers blessés, le bilan d'une journée de violences

Après une journée de manifestations massives émaillée de pillages et de dégradations, le Premier ministre a annoncé samedi soir 1 200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés. Les maires de plusieurs grandes villes demandent à être reçus.

Par la rédaction de Temps de France

Hôtel de ville de Limoges (photo d'archives, avant l'incendie du 17 octobre 2026)
Photo : Lucas Destrem · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia Commons

La mobilisation du samedi 17 octobre contre la vie chère, à laquelle se sont joints lycéens, syndicats et gilets jaunes, a donné lieu en fin de journée à de violents débordements dans plusieurs villes. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé samedi soir un bilan provisoire de 1 200 personnes interpellées et de 150 policiers et gendarmes blessés, selon une dépêche de l'AFP reprise par Hespress. Il a jugé que c'était « un miracle » que le bilan ne soit pas plus lourd.

Une mobilisation d'ampleur, des chiffres qui divergent

Selon le ministre de l'Intérieur, 550 000 personnes ont défilé en France, d'après le titre d'une information de BFMTV. La CGT a qualifié la journée de plus importante depuis la rentrée et comptabilisé 1 750 rassemblements, rapporte RFI, qui évoque aussi, via un lien associé à son article, un chiffre de 800 000 manifestants selon les organisateurs. Les décomptes officiels et syndicaux, comme souvent, ne coïncident pas. Le syndicat appelle à une grève interprofessionnelle le 5 novembre.

Des dégâts dans de nombreuses villes

D'après RFI, des individus masqués ont tiré des mortiers et des feux d'artifice à Paris, où la police a répondu par des grenades et des gaz lacrymogènes ; un cortège non déclaré qui se dirigeait vers l'Élysée a été repoussé. À Limoges, l'hôtel de ville a été incendié et il est « en grande partie perdu », selon le préfet de la Haute-Vienne, Maurice Barate. À Lille, la boutique du LOSC et une supérette ont été vandalisées. Toujours selon RFI, des pillages ont eu lieu à Lyon, des personnes sont brièvement entrées dans la mairie de Marseille, et le RAID a été sollicité à Bordeaux après le saccage de la résidence préfectorale. À Saint-Étienne, un manifestant aurait perdu une main après une grenade policière, d'après une source proche du dossier citée par RFI : cette information n'est pas confirmée officiellement à ce stade. Europe 1 fait par ailleurs état d'une quarantaine d'interpellations à Nice.

Réactions politiques

Selon 20 Minutes, Sébastien Lecornu, en visite auprès des forces de l'ordre à Paris, a appelé chacun à « choisir son camp » en visant La France insoumise, et estimé avoir atteint un « point de non-retour ». Emmanuel Macron a assuré que les auteurs de violences seraient poursuivis. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, désigne l'ultragauche ; Marine Le Pen dénonce une « prise d'otage » des revendications sociales par l'extrême gauche, tandis que Jean-Luc Mélenchon critique la stratégie de maintien de l'ordre, rapporte RFI.

Les maires de Paris, Marseille et Lyon, Emmanuel Grégoire, Benoît Payan et Grégory Doucet, demandent à être reçus par le Premier ministre en début de semaine et réclament un diagnostic précis de l'enchaînement des événements, selon 20 Minutes. Les bilans définitifs, notamment sur les suites judiciaires, ne sont pas connus à l'heure où cet article est rédigé.

Texte rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle à partir des sources citées ci-dessous, sans reprise de leurs textes. Les faits sont à vérifier auprès de ces sources ; signalez-nous toute erreur.